Merci SchiloKuma pour tes observations remaniées de ce matin.
Merci également à Jean-Charles et Alain pour vos interventions étoffant bien le sujet.
En effet, il y a tellement d'enseignement dans le jeu de basses pédalier et MG que le thème évoqué est bien riche en matière de l'expérience de chacun, notamment pour ceux qui ont eu le privilège d'étudier sur de grandes orgues comme pour Alain qui nous a mis des liens très intéressants.
Je suis ravis que la vidéo que j'ai posté t'ai convenu, je me doutais bien que la partie pédalier de cette vidéo même de courte durée serait utile à observer.
Concernant le positionnement devant l'orgue après avoir lu les indications d'Alain et et Shilokuma, j'ai testé le RE central, effectivement c'est un excellent repère, car nous avons les mêmes manuels Upper/lower.
Mais vu que mon pédalier est plus court de cinq notes, et en râteau plutôt qu'en éventail, mes précédentes indications ne sont pas forcément appropriées, je développerai ceci d'ailleurs en réponse à Alain, un peu plus bas, car suite à son intervention très pertinente, je me suis penché sur ma rédaction et réalisé vous avoir communiqué des éléments erronés avec nos claviers upper/lower actuels, B3/C3/A100/XK qui sont pour chacun quasi identiques dans leur taille.
Shilokuma évoque une observation très judicieuse:
Shilokuma a écrit :
travailler le mouvement chromatique talon-pointe sur toute la gamme, ou la possibilité de rythmer une balade pointe-pointe calmement mais avec ce fameux interlacement de clics quand un des manuels comment juste quand se relâche la basse, et plus généralement pour apprendre à mieux sentir le feeling du pédalier :
Travailler avec l'orgue éteint. Ainsi d'une part on porte son attention sur le mouvement et sa fluidité, sans être distrait par le son, et aussi cela permet un travail d'imagination et de visualisation mentale (y compris de la musique), qui mène au beau geste, qu'il sera facile de retrouver avec le son à la fin de la séance de travail en rallumant l'orgue pour contrôler le progrès.
Une bien intéressante suggestion que de travailler l'orgue éteint, et une expérience à tester...
J'ai commencé et travaillé longtemps sur un pédalier de 13 notes courtes, vu l'octave unique, ça se jouait en pointes.
Une petite anecdote… j’ai arrêté l'orgue fin 2001 pour me remettre au piano et m’y consacrer à 100 %, ce qui a été très profitable pour ma culture musicale personnelle.
Enfin en 2017 j’ai eu l’opportunité d'acquérir un Hammond XK-3 en intégralité (pédalier râteau 20 touches bois longues pour les claires) ce qui a changé ma vie.
Je me suis donc auto enseigné aux talons pointes avec les conseils de bons amis pratiquant le B3.
Le pédalier que j'ai acheté chez Hammond a été élaboré par notre Ami Bruno MICHELI, afin justement de pouvoir jouer talon-pointe, Hammond l'a réalisé et je peux sincèrement vous confirmer de la performance de ce pédalier qui est un excellent compromis rapport qualité prix, d'autant que la pédale EXP100F est surélevée à l'avant sur le coffrage du pédalier, donnant ainsi la possibilité de travailler avec aisance sur les touches avec le pied G.
Merci bien Shilokuma pour toutes tes précisions témoignant de ta volonté et ta passion, passion d'un univers musical de l'orgue Hammond que nous partageons tous ensemble sur ce forum.
Merci à toi Alain de m'avoir permis d'arrondir les angles.
Je reviens à présent sur la suite de tes observations ...
J'avais écrit plus haut:
« Concernant la position devant le « LA » du 3e octave, c'est généralement la position recommandée, et celle qui m'a été enseignée, mais il n'y a pas de règle imposée »
J'ai donc fouillé mes fonds de tiroirs et vérifié en recherchant mes documents de l'époque que j'ai toujours bien conservé avec mes méthodes de violon, piano et orgue si je n’avais pas rêvé ou que ma mémoire à 65 balais commençait à me faire défaut !!! et donc voici dans la méthode P.SPIERS ce que je relis aujourd'hui;
"Il faut d'abord se placer devant l'instrument de telle sorte que le LA se trouve devant vous".
Les mains doivent être, dans le prolongement des bras, sans cassure, et arrondies de telles manière que les doigts jouent sur les touches à la manière de petits marteaux..."
Extrait de l'ouvrage qu'il m'avait remis: "Harmonie Pratique Chiffrage"...
Voila donc l'objet du schmilblick qui t'interrogeais à juste titre d’ailleurs mon Cher Alain
Alain précise:
Alain C3 a écrit :
Cette position soit celle qui t’a été enseignée pour l’orgue encore faudrait-il savoir pour quel type d’orgue. Mais qu’elle soit la position généralement recommandée en matière d’orgue de 56 ou 61 notes….je me demande bien par qui
Peut-être pourras-tu apporter un complément d’information sur ce point.
Avec plaisir Alain,
Pour répondre sincèrement à tes propos et rédiger au mieux mes explications sur mon vécu tout en pesant scrupuleusement chaque mot afin de pouvoir vous apporter les informations utiles et en adéquation avec une bonne lecture de ma rédaction en respectant au mieux si l'on peut dire, la Charte du forum, crédibilisant ainsi la bonne réputation de ce dernier et de fournir les informations les plus pertinentes en y émettant quelques réserves,
"tel que tu le soulignes à juste titre".
Je reformule donc l'apprentissage que j'ai reçu par le professeur qui m'a le plus apporté dans mon enseignement à l'orgue.
Je vais probablement déborder du sujet afin de dévoiler le nom de mon professeur à qui je voudrai rendre un Grand Hommage et vous faire partager mon ressenti sur une période bien éprouvante, un truc que l'on ne peut pas oublier...
C'est pour moi, assez émouvant à évoquer car il s'agit d'un professeur qui m'a apporté beaucoup tant sur le plan théorique de l'instrument que sur le plan pratique avec des travaux répétitifs afin de pouvoir les reproduire "naturellement" avec le temps dans la pratique.
Par ailleurs, Il m'a apporté également beaucoup sur le plan "Humain" lorsqu'il ressentait mes hésitations et découragement par moment et qu'il a su avec patience, tact et diplomatie m'aider à surmonter sachant que j'étais très passionné par l'instrument et que je désirais parfois avancer trop vite, brûler des étapes, ce qui n'était pas approprié dans la chronologie des cours, mais qui l'amusait bien !
Pour lever le suspens, vous aurez compris qu'il s'agissait de Pierre SPIERS qui m'a suivi lors de mes séjours à Paris de 1974 à 1976.
Le printemps 1975 a été très éprouvant pour lui car nous devions abréger quelques cours lors de la maladie de Joséphine BAKER qui était une amie proche de Pierre SPIERS qui pour ce dernier l'a accompagné au piano pendant trente ans.
Le décès de Joséphine BEKER en avril 1975 a profondément marqué Pierre SPIERS.
Nous avons gardé contact ensuite quelques temps car il souhaitait à ce que je le tienne informé de mon avancement.
Il est hélas décédé à l'âge de 62 ans sur le paquebot Mermoz en juillet 1980 lors d'une tournée en atlantique nord, j'en ai été très bouleversé...
Vous priant de m'excuser pour ces confidences, sachant que sur le forum nous sommes une bande de bons Amis, je reviens donc sur le sujet.
L'enseignement que j'ai reçu avec P.SPIERS a été pratiqué sur un Lowrey Modèle "Magic Génie" à l’époque et qui comportait deux claviers de 44 notes et un pédalier de 13 notes.
L'upper Manuel commençant par un FA
Le lower (décalé à gauche) par un LA
Un pédalier 13 notes.
Et c'est donc ici que j'ai "omis" comme un "âne" et vous prie humblement de bien vouloir m'en excuser, de vous indiquer que le positionnement de l'assise sur cet orgue LOWREY se situait devant le LA du 3ème octave du Lower manuel qui était pour ce dernier décalé sur la gauche (du LA au MI par rapport au Upper manuel qui lui commençait par le FA).
Le "LA" du lower manuel étant bien centré sur cet orgue LOWREY...
"Ca se mesurait sur une longueur d'environ 2 octaves et demi".
Voilà, Il est rare à ce que je m'entende autant et espère que ma prose ne vous a pas épuisé...
Le truc étant recentré, et espérant avoir répondu aux questions d'Alain, nous pouvons continuer à nous enrichir de nos expériences en toute quiétude
Bien à vous les amis
Michel