Pas grand monde pour se mouiller sur un article de ce journal hautement subversif qu'est Rock et Folk, même s'il parle de Hammond (version rock il est vrai) et est relaté par BRUNO.
Dans le post concernant le dossier Hammond de Jazz Magazine, j'évoquai, en la souhaitant, la possibilité d'un dossier équivalent chez Rock et Folk. En effet, les musiques de prédilection de ce mensuel ont très largement contribuées à la popularité du Hammond, en lui donnant un nouvel envol.
C'est donc fait, c'était logique et surement pas superflu pour l'information des plus jeunes d'entre nous.
L'article d'EUDELINE, chroniqueur du monde rock, à défaut d'être aussi charpenté que celui de Jazz Mag (c'est simplement une ode) a le mérite de dire l'essentiel sur l'engouement qu'a suscité notre instrument favori au travers de la mouvance soul-rock-pop 60-70. Et l'influence de ces musiques est encore telle que le Hammond en bénéficie indirectement aujourd'hui.
Mais pour combien de temps ? Et dans quelles conditions ?
L'ode d'EUDELINE sent tout de même l'hommage que l'on rend aux vieux artistes (avant leur entrée en maison de retraite) pour l'ensemble de leur oeuvre. Par ailleurs, l'illustration de l'article (les pochettes de disques) pas vraiment terrible ne risque pas de faire rêver les jeunes , ni provoquer l'émulation.
Z'en avez vu des actuels groupes "phares" jouant du nouveau matériel (musical) avec du Hammond ou du clone aujourd'hui ? C'est surtout vocals, guitars et drums. Car visuellement ça bouge, dégage de l'énergie et c'est plus brutal.
Pour l'utiliser encore, il y a bien sûr les groupes qui font de la reprise ou qui comme Deep Purple ont eu envie de reprendre la route. Mais est-ce que ça peut durer bien longtemps ,
AU mieux, et au niveau grand public (contexte plus variété), le son Hammond peut faire encore partie de la palette sonore du claviériste, grâce aux diverses émulations logicielles ou hardware. Mais la relation avec l'instrument d'origine risque d'aller en s'amenuisant. Et si comme le dit EUDELINE on en entend beaucoup dans certaines production, il est dématérialisé et non-identifiable (comme un son de synthé)
Lorsqu'on conjugue absence visuelle de l'instrument, absence de volonté ou d'ambition d'organistes de se considérer comme autre chose que des "sidemen" et absence de créativité, il est clair que la perte d'influence du Hammond dans ce style est inscrite. Et je ne suis pas certain que l'apparition de "clones" moins lourds et moins chers y change bien grand chose.
C'est dommage pour un instrument qui dispose de telles ressources musicales et sonores. Surtout que la scène rock etc... constitue un tremplin promotionnel exceptionnel pour un instrument de musique.
Restent, comme les 2 journaux le soulignent les "rénovateurs" du Hammond Jazz. Je ne peux que les encourager dans leur démarche musicale que j'apprécie également. Mais le retentissement médiatique au niveau du Hammond sera au mieux proportionnel à l'influence de la musique produite.
Retentissement, on peut le craindre et le déplorer aussi, relativement limité et ce pour des raisons diverses dont on a déjà fait état ici. Faut vraiment être informé pour connaître puis écouter les GOLDINGS, YAHEL et Cie. Mais s'il y a ancrage et meilleure acceptance du Hammond dans le jazz dans l'avenir, il y a des chances qu'il perdure dans le temps.
On verra bien ce que l'avenir réservera. Tout ceci ne vaut que dans le cadre d'un attachement particulier à l'orgue H, ce qui peut déjà être le cas pour des gens qui ont été contemporains de ses heures de gloire. Et qui auraient tendance à voir leurs musiques préférées un peu mieux au travers de cet instrument.
Mais si on estime que ces musiques peuvent aussi bien s'exprimer ou sinon mieux, sans son intervention, il n'y a pas lieu de se prendre la tête. Un do au saxo ou à l'accordéon sera toujours un do.
OH OH c'est fini.....vous pouvez vous réveiller
