mp3 ou CD ? Fais ton choix, camarade !
Posté : sam. mars 28, 2009 10:38 am
Tiens, à propos de l'infernale "propagation du mp3" et de l'auditif "goût des jeunes" pour ce format (dont le mérite essentiel est quand même de pouvoir garnir largement leur I-boitazik à bon compte) :
Un proche-musicien à moi, de retour il y a peu d'un concert donné au Burkina Faso (comme vous le savez ex-Haute Volta) me racontait que "là-bas" le goût pour la musique est très répandu, et donc qu'on trouve des boutique (petites et aussi très importantes) de CDs et de K7 partout. Et que l'éventail culturel y est "large", pas seulement un folk local bien gentil ou de la "danse" au km, mais aussi plein de jazz, tous les Oscar Peterson, Miles, Bill, Ella, et les contemporains aussi, en grand nombre et grande variété. Et pas très cher. Mais... mais y'a pas un CD "d'origine" là-dedans. Pas un. Que de la copie, du faux, de la contrefaçon artisanale !!! Dis-moi qui et combien tu en veux, et tu auras ça demain matin. Pratiquement : impossible dans tous le pays de trouver un "vrai" CD en provenance de son éditeur. Semble-t-il.
Bien sûr, nul doute que ce ne soit réservé qu'au Burkina, j'ai moi-même constaté à peu près la même chose, même continent mais plus au sud.
A telle enseigne d'ailleurs qu'un artiste burkinabé de renom (vous voulez son nom ? je suis sûr que tout le monde connait) a totalement renoncé à produire et diffuser ses disques dans son propre pays, où il est pourtant très populaire. Donner des concerts (à succès !) là-bas, oui ; mais désintérêt total pour le reste de l'infrastructure, qui lui coûte (en avance de droits, frais de prod', etc) et ne rapporte exclusivement qu'à ces circuits de distribution underground !
Un petit coup de mauvais esprit (avec le sourire) : les (faux) sacs Hermes, les foulards Cacharel, les pseudo-Nike, etc, c'est en extrême-orient qu'ils sont produits, et c'est les africains qui nous les vendent sur les plages de la Côte d'Azur (et me dites pas que c'est pas vrai...) ; les (faux) CDs polluent moins en termes de transport : en Afrique, ils sont produits à quelques mètres de leur lieu de commercialisation ; l'économie locale est en marche.
La prochaine fois, si vous êtes sages, je vous expliquerai le mécanisme économique qui permet à des musiciens français de se produire au Burkina. Si vous êtes sages.
Un proche-musicien à moi, de retour il y a peu d'un concert donné au Burkina Faso (comme vous le savez ex-Haute Volta) me racontait que "là-bas" le goût pour la musique est très répandu, et donc qu'on trouve des boutique (petites et aussi très importantes) de CDs et de K7 partout. Et que l'éventail culturel y est "large", pas seulement un folk local bien gentil ou de la "danse" au km, mais aussi plein de jazz, tous les Oscar Peterson, Miles, Bill, Ella, et les contemporains aussi, en grand nombre et grande variété. Et pas très cher. Mais... mais y'a pas un CD "d'origine" là-dedans. Pas un. Que de la copie, du faux, de la contrefaçon artisanale !!! Dis-moi qui et combien tu en veux, et tu auras ça demain matin. Pratiquement : impossible dans tous le pays de trouver un "vrai" CD en provenance de son éditeur. Semble-t-il.
Bien sûr, nul doute que ce ne soit réservé qu'au Burkina, j'ai moi-même constaté à peu près la même chose, même continent mais plus au sud.
A telle enseigne d'ailleurs qu'un artiste burkinabé de renom (vous voulez son nom ? je suis sûr que tout le monde connait) a totalement renoncé à produire et diffuser ses disques dans son propre pays, où il est pourtant très populaire. Donner des concerts (à succès !) là-bas, oui ; mais désintérêt total pour le reste de l'infrastructure, qui lui coûte (en avance de droits, frais de prod', etc) et ne rapporte exclusivement qu'à ces circuits de distribution underground !
Un petit coup de mauvais esprit (avec le sourire) : les (faux) sacs Hermes, les foulards Cacharel, les pseudo-Nike, etc, c'est en extrême-orient qu'ils sont produits, et c'est les africains qui nous les vendent sur les plages de la Côte d'Azur (et me dites pas que c'est pas vrai...) ; les (faux) CDs polluent moins en termes de transport : en Afrique, ils sont produits à quelques mètres de leur lieu de commercialisation ; l'économie locale est en marche.
La prochaine fois, si vous êtes sages, je vous expliquerai le mécanisme économique qui permet à des musiciens français de se produire au Burkina. Si vous êtes sages.