Bien que, c'est classique, la grande majorité des "devenirs" ne deviennent jamais. C'est comme ça.
Donc cette semaine, deux d'un coup, de la 1ère tranche, c-à-d tout jeunes. Des gamins.
D'abord au Zoub', un épatant jeune australien, me demandez pas son nom, j'ai pas compris, et de toutes façons je me souviendrais pas ; dans un répertoire plutôt Fleury-Michon bien sûr, mais une ambiance torride, une excellente présence, le genre de gars qui ne lasse pas ; et des "invités" pas manchots (trompette, percus... et aussi l'incontournable chanteuse, ça on n'y échappe pas !), qui sortent de je ne sais où ; et en deuxième partie, c'est un défilé impressionnant de boeufeurs, ils font la queue dans l'escalier, toutes sortes d'instruments, bref la grosse soirée, peut-être pas hyper-intellectuelle, mais une bonhommie festive (et étrangère, y'en a pas un qui parle français là-dedans, que fait le ministre ?).
Notez au passage, qu'en ce lieu c'est finalement tj habituellement de l'orgue le mardi, y'a du à confirmer et du à découvrir ; dans un lieu pas cher et qui se prend pas la tête ; donc si vous n'aimez pas l'orgue, n'y allez pas le mardi !!!
Et puis le lendemain, hier soir mercredi, la 1ère "grande soirée" de Julian Getreau, sur un vrai rouf', vraiment il y a à miser sur ce garçon.
Maturité surprenante, et la bonne dose d'inconscience, moi je dis faut voir.
Bien meilleur finalement que Machin et Trucmuche (je vous laisse mettre les noms).
Si il a pas trop de malchance, si il continue à travailler, je vous garantis qu'on pourrait en reparler dans 10 ans.
Un mini-papelard sur Getreau dans le Buzz'.
Bon, attention, c'est pas du jazz avec pieds nus et un spot dessus, la prise de risque est à chaque virage, c'est du contemporain (qui je pense passe essentiellement en live), amis du boogaloo de-chez-gégène c'est peut-être pas trop votre tasse de thé. Z'êtes prévenus.
Presque que des compos, mais comme y'en a pas (encore) assez pour tenir 3 sets, 2-3 saucissons, et un titre (magnifique) de Bex (faut déjà en avoir, pour se permettre de jouer du Bex dans le texte, en public, dans un endroit où l'original se produit régulièrement).
Et c'était plein-bourré.

Voilà, comme ça vous saurez.
(les petites lumières bleuâtres que vous voyez derrière, c'est le dehors, dans la rue ; depuis qq semaines, le Duc -à l'instar d'un autre endroit, malencontreusement rénové-massacré, que je connais- a décidé de laisser voir -depuis l'extérieur- ce qui se passe -à l'intérieur- ; ainsi il y a des mecs avinés qui passent dehors et font des doigts d'honneur et tout ça, style "crevez, enculés de bourgeois !", pour l'instant ça va, pas d'exhib', ils ne se déculottent pas ; cette notion-vitrine, on se croirait à Amsterdam ;>)