Hammond still alive : c’est un affirmation à laquelle nous tentons ici de donner raison.
Sans trop chipoter sur l’instrument, à partir du moment où on retrouve à un poil près le son des vrais, des uniques B3 /C3 / A.
Et sans que notre confiance vis-à-vis des ténors mondiaux de l’orgue soit altérée, s’ils ont choisi, vraisemblablement pour s’éviter des manutentions inutiles, douloureuses et sans doute couteuses, de rouler pour du clone suédois ou italien. A moins qu’ils aient été frappés par l’idée généreuse et responsable qu’il fallait, à présent, ménager et préserver les exemplaires de Hammond vintage encore en circulation et en faire des pièces de musée.
C’est une vision des choses qui peut tout de même contrarier un brin la possibilité donnée à un instrument de « rester vivant ».
« Rester vivant » c’est justement le nom donné au dernier CD et à la tournée de l’un de nos plus éminents jazzmen, M. Johny Halliday. (OK OK !! je pense aussi que c’est plus un rocker… on va pas chinoiser

). Mais il a du mérité et on lui doit bien quelques lignes ici car il en a fait entendre et voir du Hammond B3 au public (bien sûr il y a eu, au début, le L100 de Raymond Donnez) depuis le début de sa carrière.
Tiens ! Il y a une soixante de dates pour sa tournée 2015-2016. Si on compte 10.000 pélerins par concerts ça en fera 600.000 qui vont voir un B3 sur scène. C’est de la promo pour l’instrument et un excellent moyen d’étayer son exceptionnelle vitalité. Merci Johny !
Heureusement, il y a d’autres bons exemples et il est tout aussi opportun de tirer un coup de chapeau à BRUNO pour avoir fait récemment figurer un B3 au festival de rock de Crotoy (peut être bien un festival de jazz….je fais parfois des confusions

).